Notre projet : les pigeonniers de régulation pour Grenoble

Projet-1

Le projet retenu par le budget participatif de la ville consiste en la mise en place de plusieurs pigeonniers, probablement quatre, sur le territoire de Grenoble. Actuellement, soit mi juin 2017, nous sommes en train de choisir les lieux d’implantations.

En parallèle, la commune s’engage à ne plus euthanasier les oiseaux.

Les pigeonniers doivent être installés dans des lieux tranquilles sans être trop éloignés des habitations. L’idéal est un coin de verdure d’où le pigeonnier sera vu par le voisinage.

Projet-2L’endroit ne doit pas être trop venté et doit être apprécié des pigeons. Ils doivent  avoir accès à l’eau dans un périmètre assez proche. Les pigeonniers se trouvent à 3 mètres du sol pour éviter les prédateurs tels que les rats mais aussi d’éventuels actes de vandalisme.

Les services de la ville ne se chargeant pas de l’exploitation de ces pigeonniers, il  nous a été imposé de nous occuper nous-mêmes de leur gestion. Seules la nourriture et la visite bi-annuelle du vétérinaire seront payées par la ville. Les visites hebdomadaires de chacun des pigeonniers seront faites par des personnes qu’il nous faudra probablement payer. Des bénévoles auraient été l’idéal mais quand on voit la difficulté qu’on a à trouver des nourrisseurs pour les chats, nous ne nous faisons pas trop d’illusions. D’autant plus qu’il faudra, dans le cas des pigeons, monter à l’échelle.

Une fois un pigeonnier installé, nous devrons y amener les pigeons. Il existe plusieurs méthodes. Les oiseaux peuvent être amenés à pied, en suivant une personne. Cette méthode est de loin la plus sereine pour les oiseaux mais de longue haleine et pas évidente pour la personne.


L’autre méthode consiste à capturer les pigeons avec des pièges ressemblant à ceux qui servent pour la capture des chats. Le filet est à proscrire, il est extrêmement stressant et trop  blessant pour les oiseaux.

Lorsque les pigeons sont amenés de force dans le pigeonnier (2eme méthode). Le nombre de pigeons ainsi amenés au pigeonnier représente environ 15 à 20% de la capacité du pigeonnier. Il est impératif de les y enfermer durant quatre semaines. Sans un enfermement  suffisant, ils repartiraient aussitôt à leur ancien domicile.

Il faut ensuite attendre généralement quelques mois pour que le pigeonnier « démarre », c’est-à-dire que les pigeons sur place s’installent et pondent et qu’ils ramènent d’autres pigeons qui s’installent à leur tour car le gîte et le couvert sont à leur goût.
Un pigeonnier qui fonctionne bien est un pigeonnier qui a environ 50% de ses cases occupées en pension complète. En effet, il est possible d’avoir de nombreux oiseaux la journée mais qu’un certain nombre d’entre eux retourne  sur leur lieu de nichage après avoir mangé.

Chaque pigeonnier sera visité chaque semaine, il s’agira de :

  • nettoyer les lieux en enlevant les excréments ;
  • réapprovisionner en graines ;
  • tenir le compte des pigeons présents, du nombre de nids, du nombre de nouveaux œufs, du nombre de naissances ;
  • remplacer certains des œufs par des œufs factices. Toutes les manipulations doivent être rigoureusement notées pour que chaque couple ait un oisillon de temps à autre.

Si tel n’était pas le cas, les oiseaux iraient s’installer ailleurs.


En parallèle

Pour la réussite de notre projet, plusieurs choses doivent impérativement être mises en place en parallèle.

  • Le bouchage de lieux de nidification des pigeons (trous dans les murs, sous les toits…) jusqu’à 300 mètres à la ronde
  • La prise en compte de la « problématique pigeon » chaque fois qu’une nouvelle construction est prévue. Éviter les charpentes apparentes, les passerelles abritées et les « trous » en façade.
  • Un gros travail de médiation, autant avec les plaignants qu’avec les nourrisseurs.
  • Et pour finir, un important travail de communication pour expliquer aux Grenoblois le sens et le but de notre projet avant la mise en place des pigeonniers mais aussi une fois qu’ils seront en fonctionnement.

La communication

Projet-3Le pigeonnier de régulation ne peut être efficace qu’en y alliant un important travail de communication auprès des habitants.

Il s’agira d’expliquer notre travail auprès de tous les grenoblois mais plus encore auprès des habitants qui devront vivre près d’un pigeonnier. Il s’agira de redorer l’image du pigeon et d’expliquer le bien-fondé de ce projet pour le respect des pigeons et l’alliance entre les oiseaux et les grenoblois. Cette information devra commencer sans trop tarder, bien avant l’installation des pigeonniers.

Dans les villes il y a toujours des personnes qui font du nourrissage sauvage. Nous devrons tenter de les convaincre de collaborer avec les personnes s’occupant de l’entretien des pigeonniers afin de mettre la nourriture dans les pigeonniers.

Lorsque toutes les maisons à pigeons seront en place, nous ferons des interventions avec les écoles au  pied des pigeonniers pour éduquer les enfants au respect des animaux en général et des pigeons en particulier et finalement au respect et à la protection de tout être vivant.