Tous sensibles, tous dignes de respect
Qu’il soit petit ou grand, qu’il nage, marche ou vole, que nous le trouvions beau ou laid, nous lui devons respect et protection. Cette conviction, inscrite au cœur de notre association depuis plus de vingt ans, guide chacune de nos actions auprès des chats (libres ou sociables) et des pigeons urbains de Grenoble.
La science le confirme chaque jour davantage : les animaux ressentent la peur, la joie, la tristesse, l’attachement… et la douleur. Un chat errant blessé, un pigeon capturé, un chaton séparé trop tôt de sa mère : chacun vit une expérience subjective, faite de souffrances ou de bien-être. Leur sensibilité n’est pas une option, c’est une réalité biologique et éthique.
Cette reconnaissance de la sensibilité animale se heurte à un mécanisme plus ancien et plus profond : la tendance humaine à hiérarchiser le vivant. Depuis des siècles, l’humanité a construit des systèmes de domination fondés sur l’idée que certains êtres (animaux, mais aussi humains) seraient « inférieurs », « utiles » ou « remplaçables ».
C’est pourquoi nous refusons les pratiques cruelles et inefficaces comme le gazage des pigeons ou l’euthanasie systématique des chats non identifiés. À Grenoble, grâce à l’engagement citoyen et associatif, la ville a choisi une voie plus juste : des pigeonniers contraceptifs, une gestion éthique des populations, et une cohabitation apaisée.
Mais ce combat ne peux se limiter à cela. Protéger les animaux, c’est aussi questionner nos propres privilèges : pourquoi certains méritent-ils la vie et d’autres non ? Pourquoi la rentabilité, la propreté ou la commodité humaine valent-elles plus qu’une existence sensible ?
En cette Journée mondiale des animaux, nous lançons un appel :
Reconnaissons la sensibilité partout où elle existe. Dans le regard d’un chat errant, dans le vol d’un pigeon, mais aussi dans la voix de ceux que l’on marginalise, exploite ou invisibilise.



sans compter les visites et traitements.





